Aller chercher cette diversification ne s'improvise pas
Les actifs privés sont, plus que jamais, une réponse pertinente, dans un contexte de forte concentration des marchés cotés.
Mais en parallèle le travail de sélection des gérants n'a jamais été aussi exigeant.
Le modèle qui fonctionnait hier a évolué
Comme le documente Bain2, jusqu'en 2022 une croissance de l'EBITDA de 5 % par an suffisait à délivrer un multiple de x2,5 en 5 ans entre le rachat et la revente d'une société par un fonds de LBO.
Aujourd'hui les gérants ont besoin de délivrer 10 à 12 % de croissance annuelle pour atteindre le même résultat.
Ce qui a changé ? Un levier moins important (passé d'environ 50 % à 30-40 %), un coût de la dette en hausse (de 6-7 % à 8-9 %) et des multiples qui ne progressent plus mécaniquement.
Ce sont désormais les gérants capables de créer de la valeur opérationnelle qui performent, pas ceux qui bénéficient d'un environnement favorable.
Les performances passées prédisent moins bien les performances futures
McKinsey3 relève que seuls 30 % des gérants de 1er quartile parviennent désormais à le rester pour leur 3ème fonds.
Et près de 40 % des gérants au-dessus de la médiane basculent sous la médiane au millésime suivant.
Évidemment la performance passée reste un indicateur clé, mais elle n'est plus autant réplicable que par le passé.
Un nouveau marché qui favorise les spécialistes
McKinsey relève aussi que sur les millésimes 2010-2022, les gérants spécialisés sur un secteur affichent un multiple légèrement supérieur aux généralistes (x2,2 vs x2,1).
L'écart paraît modeste, mais il cache une différence de nature : les spécialistes créent 43 % de leur valeur via l'amélioration des marges opérationnelles, contre seulement 10 % pour les généralistes.
Leur performance est moins dépendante des conditions de marché. Elle est plus robuste.
On note aussi un rebond plus rapide des opérations complexes (take-private, carve-out), signe possible d'une plus grande prime à l'expertise sur le marché.
Notre positionnement dans ce contexte
Dans un marché où la lecture des performances passées ne suffit plus, le rôle du CGP évolue, et son besoin d'accompagnement aussi.
La valeur d'un spécialiste ne se résume pas à l'accès à des bases de données premium ou à la production de classements.
Elle réside dans la capacité à comprendre comment un gérant crée de la valeur aujourd'hui : quelle est sa thèse opérationnelle, sur quel segment il est réellement différenciant, comment il se comporte dans un environnement de taux élevés ?
C'est ce travail, continu, exigeant, et non réplicable par un algorithme, que nous réalisons pour vous.